Diabète et méchant

Tout espérer, ne rien attendre.

Étiquette : ‎Darcos

ON NE PRÊTE QU’AUX RICHES

Non seulement nous devons nous farcir leur agressivité commerciale, leur communication à sens unique, leur emprise sur les autorités de santé, et leur insuline remboursée 50% au-dessus de ses concurrentes.

Non seulement la collectivité va devoir payer pour leur comportement irresponsable sur la Dépakine.
Mais il convient aussi désormais de leur prêter à taux négatif et surtout il faudra, encore une fois, que l’Etat-« stratège » renfloue ce bateau ivrelorsqu’il aura coulé. Comme si la GMF, le Crédit Lyonnais, Vivendi et Areva n’avaient servi à rien.

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TOUS AVEC SANOFI

L’élégance, toujours. Ayant consciemment dévasté des milliers d’existences en omettant pendant des décennies d’indiquer les ravages sur les foetus de la prise de Dépakine, Sanofi, après avoir longtemps nié la réalité de leurs accusations, s’en remet à la solidarité nationale pour l' »indemnisation » des familles. Et nous, diabétiques, sommes condamnés à engraisser ces malfaisants, qui subventionnent l’AFD et tant d’autres.

‪#‎diabète‬ ‪#‎DT1‬ ‪#‎Dépakine‬ ‪#‎Apesac‬ ‪#‎Sanofi‬ ‪#‎Brandicourt‬ ‪#‎Weinberg‬‪#‎Darcos‬ ‪#‎AFD‬ ‪#‎AJD‬ ‪#‎Figaro‬ ‪#‎AnneJouan‬

INFO LE FIGARO – L’industriel indique aux familles que c’est la solidarité nationale qui les indemnisera.
SANTE.LEFIGARO.FR

 

SANOFI LA LOSE

La Lettre A, toujours magnifiquement informée, nous apprend que la division diabète de Sanofi est à la redresse : chiffre d’affaires en baisse de 6,8% (7,5 milliards € tout de même), Lantus dans le domaine public, remplaçante Toujeo qui patine, insuline à inhaler Afrezza abandonnée faute de prescriptions outre-atlantique*.

L’Areva du diabète est plus prompt à sanctionner les mauvais résultats financiers que les effets dévastateurs de sa Dépakine sur les femmesenceintes : la vice-présidente exécutive du pôle diabète a été débarquée du Comité Exécutif le 23 mai.

Les départs et les nominations au comex de Sanofi annoncés le 23 mai par Olivier Brandicourt, DG du groupe, entraînent quelques ajustements au niveau du management du pôle Diabète et cardiovasculaire (DCV), une des cinq entités industrielles mises en place l’été(…)
LALETTREA.FR

UNE NOUVELLE MISSION POUR LA FONDATION SANOFI ESPOIR : INDEMNISER LES VICTIMES DE LA DÉPAKINE

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Xavier Darcos, académicien-patachon, immortel au point que personne n’a encore remarqué son élection, pensait pantoufler à la tête de la Fondation d’Entreprise Sanofi Espoir et d’un beau projet : utiliser son carnet d’adresse, et une vague cause défiscalisée qui ne mange pas de pain, pour permettre à l’Areva du diabète de s’implanter dans les pays émergents. Mais cette sinécure risque de virer au cauchemar.
Acte manqué? Madame Darcos, qui caresse le rêve de devenir député LR lors des prochaines législatives, a choisi l’Essonne comme aire de parachutage. Sur les terres du CNTS.

http://www.letelegramme.fr/…/depakine-on-nous-a-trahis-18-0…

http://www.ledauphine.com/…/05/06/la-depakine-nouveau-scand…

http://fondation-sanofi-espoir.com

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COMPTES D’APOTHICAIRE

Ce qui a du mal à passer, ce n’est pas que les actionnaires de Sanofi surpayent leurs dirigeants (tant pis pour eux). C’est que leurs bénéfices (7,3 milliards d’euros de résultat net l’an dernier, pour 34,5 milliards de chiffre d’affaires) soient réalisés avec l’argent public. Que leurs insulines bénéficient de privilèges et d’avantages tarifaires exorbitants, au détriment des comptes sociaux. Que l’ensemble des diabétologues et associations qui interviennent dans le débat-public ont des liens d’intérêt avec eux.
Qu’ils sont perclus de procédures aux États-Unis pour la nocivité de certains de leurs produits (en France tout va bien grâce à leurs compagnons de route). Qu’ils licencient, échappent à l’impôt grâce à la défiscalisation des oeuvres d’art, tout en bénéficiant des aides de l’État-providence.

http://www.liberation.fr/france/2016/05/04/sanofi-16-millions-qui-ont-du-mal-a-passer_1450653

Le directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, lors de la présentation des résultats 2015 au siège du groupe, à Paris, le 9 février 2016

 

A L’ABORDAGE

Olivier Brandicourt, le directeur général de Sanofi. ERIC PIERMONT / AFP

Le sous-préfet Weinberg et le docteur Brandicourt ne sont ni des entrepreneurs, ni des inventeurs. Ils sont donc condamnés à mettre la main sur les idées des autres, le plus souvent pour les enterrer. C’est ainsi qu’ils ont abandonné l’insuline en spray Afrezza et lâché ses concepteurs, MannKind. Tout diabétique un peu affranchi aurait pu leur expliquer que le projet n’avait guère d’intérêt : l’insuline à inhaler est une vieille idée de non-diabétique, de goy du diabète ignorant les véritabies attentes des patients.

Ils n’ont pas inventé la poudre, donc, mais ils persistent à chercher de nouvelles cibles, comme ici avec Medivation, qu’ils courtisent avec leur élégance habituelle.

Pardon d’insister sur cette boite, je ne suis pas Sanophobe ni un fanatique de pureté morale ou de transparence, mais nous aurons beaucoup de mal à faire évoluer positivement les choses dans le domaine du diabète tant que certaines pratiques ne seront pas proscrites.

http://www.challenges.fr/entreprise/sante/20160505.CHA8775/sanofi-resserre-l-etau-sur-medivation.html

CEUX QUI VIVENT DU DIABÈTE (2) : OLIVIER BRANDICOURT (SANOFI)

Et dire que certains critiquent le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi. Grâce à lui, Sanofi peut financer ses plans sociaux à motif boursier, récompenser la gestion médiocre de son Président, et Xavier Darcos se pavaner dans un beau bureau du boulevard Saint-Germain. L’économie mixte à la française dans toute sa splendeur : collectivisation des pertes, expatriation des actifs et privatisation des profits. Que fait la justice ?

http://www.liberation.fr/france/2016/05/02/cinq-patrons-francais-aux-remunerations-exorbitantes_1450114

UNE BAISSE QUI RISQUE DE COÛTER CHER

C’est l’histoire du type qui vient résilier son abonnement à Libé et qui repart avec un pack Premium toutes options : François Hollande entend mettre au pas les laboratoires, son initiative devrait nous enchanter mais quand on y regarde de plus près il va leur concéder encore plus et amplifier la gabegie pharmaceutique, tel le sympathique copain tapeur chez Truffaut qui dit à Léaud/Doisnel « prête-moi encore 50 balles, ça fera 100 sacs tout rond ».

Après le très complexe choc de simplification, la réforme territoriale qui rajoute un échelon, la transition énergétique qui remet les autocars sur les routes, le PR a trouvé un nouveau sujet « qui fait consensus ». De COP21 en G7, la France va à nouveau pouvoir faire la leçon au monde.

Ce G7, justement, pourrait être une excellente occasion de mettre les points sur les i. L’insuline, pour ne parler que d’elle, est entre les mains de trois firmes, Eli-Lilly (la plus petite, qui a le mérite de l’avoir industrialisée sans revendiquer son brevet il y a 93 ans), Sanofi, Novo-Nordisk. Les pays les plus pauvres n’y ont pas accès, les autres la paient trop cher, certains comme les Etats-Unis, jusqu’à 6 fois le prix pratiqué ailleurs. Face à l’absence totale de concurrence et de libre-marché dans ce domaine, c’est aux États d’imposer leurs conditions à l’oligopole, une harmonisation des prix et la garantie de l’accès à l’insuline pour tous les diabétiques, qui meurent encore partout où ils n’en disposent pas.

http://www.lepoint.fr/sante/hollande-plaide-pour-une-regulation-du-prix-des-medicaments-02-05-2016-2036332_40.php#xtor=CS2-238

Hollande plaide pour une régulation du prix des médicaments.

 

2016 - Diabète et Méchant