Diabète et méchant

Tout espérer, ne rien attendre.

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LE COMBAT DE L’AFD CONTRE… LES FAMILLES DE DIABÉTIQUES

Il fallait y penser : pour faire reculer le diabète il suffit de faire reculer les diabétiques. Cette intervention du Président Raymond date un peu (2012), mais elle en dit long sur la confusion qui règne. Mélangeant à dessein tous les diabètes, il désigne l’hérédité comme cause principale de la maladie, sans expliquer clairement le but de sa campagne de ciblage des « familles à risques » : Eugénisme? Stérilisation? Culpabilisation gratuite?

EXHIBITIONNISME DES RÉSULTATS : QUI C’EST QUI A LA PLUS PETITE (glycémie)?

Avec les réseaux sociaux il y a une tendance à brandir ses résultats, sur Facebook, Twitter ou Instagram. Cela correspond, chez les anglo-saxons, à une culture positive, de victoire face à la maladie. Mais il faut faire attention à ce que ça ne provoque pas l’effet inverse : l’exhibition peut être très décourageante quand on a du mal à se tenir dans les chiffres recommandés.

Une des vertus d’un appareil comme le FreeStyle Libre (quand on le pose bien, avec le bras replié, qu’on a bien appuyé sur le capteur pour qu’il ne se décolle pas… et qu’on a pu se le payer tant qu’il n’est pas remboursé) c’est qu’il aide à entrevoir la dynamique du sucre et de l’insuline. On comprend mieux les fluctuations, y compris ce qu’elles peuvent avoir d’aberrant, et on risque moins de décrocher par lassitude. Mais si on est confrontés en permanence aux bonnes notes affichées par les (pseudo) bons élèves, on va se sentir nuls et le résultat sera le même.

Il est important que nous puissions partager nos expériences positives comme nos difficultés, mais nous devons essayer de le faire avec tact et discernement. L’HbA1c, qui est un baromètre très limité, puisqu’il ne prend pas en compte les variations glycémiques, va devenir obsolète dès que la lecture intersticielle, qui mesure le taux de sucre en permanence, sera devenue la norme. Certains praticiens paresseux s’arrêtent à ce chiffre trimestriel, au risque de passer à côté de dysfonctionnements très graves, ou de favoriser les hypoglycémies violentes en ordonnant des taux irréalistes. Faisons attention de ne pas participer à cette escalade normative.

Bref, attention au concours de bites.

CEUX QUI VIVENT DU DIABÈTE (3) : DIABÈTE MAG

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Distribué gratuitement en pharmacie mais vendu officiellement 6€ par numéro, Diabète Mag, comme son supplément Le Gourmand Diabétique (marque déposée*) est une feuille de chou indigente, rédigée avec des ciseaux par la mystérieuse Eva Folley, dont il est difficile de connaitre les qualifications ou l’existence réelle. Évidemment la confusion DT1-DT2 est à son comble, et les conseils diététiques valent leur pesant d’hydrates de carbone : « Au petit déjeuner, privilégier les céréales et les produits laitiers, sans oublier les jus de fruits, riches en vitamines ». Avec 85% de glucides au compteur sur les céréales et les jus de fruits le DT2 a de beaux jours devant lui.
En dernière page, une belle pub Accu-Chek (« Le sourire au bout des doigts »). LE SOURIRE AU BOUT DES DOIGTS. Ils ont osé, ils l’ont fait. Rien ne les arrête.

(*) Quelques autres appellations déposées par le même entrepreneur : Alcool de frite, Lingerie Magazine, Santerama. Cette maladie attire les génies.

MAGAZINES

 

 

NESTLÉ VEUT NOUS VENDRE À LA FOIS SES SUCRERIES ET DES PILULES POUR LE DIABÈTE

bloomberg

http://www.bloomberg.com/news/features/2016-05-05/nestl-s-sugar-empire-is-on-a-health-kick

MERCI ARTE

Et merci Xenius pour ce programme qui distingue clairement le diabète insulinodépendant et ses contraintes.

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http://www.arte.tv/guide/fr/048353-032-A/xenius

UNE NOUVELLE MISSION POUR LA FONDATION SANOFI ESPOIR : INDEMNISER LES VICTIMES DE LA DÉPAKINE

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Xavier Darcos, académicien-patachon, immortel au point que personne n’a encore remarqué son élection, pensait pantoufler à la tête de la Fondation d’Entreprise Sanofi Espoir et d’un beau projet : utiliser son carnet d’adresse, et une vague cause défiscalisée qui ne mange pas de pain, pour permettre à l’Areva du diabète de s’implanter dans les pays émergents. Mais cette sinécure risque de virer au cauchemar.
Acte manqué? Madame Darcos, qui caresse le rêve de devenir député LR lors des prochaines législatives, a choisi l’Essonne comme aire de parachutage. Sur les terres du CNTS.

http://www.letelegramme.fr/…/depakine-on-nous-a-trahis-18-0…

http://www.ledauphine.com/…/05/06/la-depakine-nouveau-scand…

http://fondation-sanofi-espoir.com

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CHEZ NOVO-NORDISK ON NE PARLE PAS AUX VACHES À LAIT DIABÉTIQUES

Il y a 6 mois, Léonard Vernet, qui dirige l’épatante Fondation Romande pour la Recherche sur le Diabète, m’avait signalé une nouvelle insuline lente, la Tresiba, déjà disponible en Suisse et dans d’autres pays, parfois depuis plusieurs années. D’une durée d’action bien supérieure à ses concurrentes (72 heures), elle permet, avec une injection par jour, de prendre en charge les besoins du métabolisme avec une stabilité accrue.

Heureux de cette bonne nouvelle, je me renseigne auprès de mon médecin et de ma pharmacie. Aucune trace ici, y compris sous son appellation d’origine (insuline degludec). J’écris à Novo, qui la fabrique, pour en savoir plus. Pas de réponse. Je leur réécris plusieurs fois, idem.

J’ai été confronté à la même absence totale de réaction lorsque j’ai cherché à rencontrer des responsables de Sanofi en préparant mon livre. Voulant éviter tout manichéisme et les clichés simplistes sur l’industrie pharmaceutique, je souhaitais comprendre et pouvoir exposer leur vision des choses.

Après les fautes de carre de Servier attaquant Irène Frachon, mettant fin ainsi à l’indifférence suscitée jusque-là par ses déclarations sur le Mediator, tout dialogue semble impossible. On ne parle qu’aux associations de patients agréées, et financées.

C’est très inamical, et insultant à l’égard des diabétiques, dont le malheur fait le bonheur de Novo (et un taux de rentabilité à plus de 30%*) depuis tant d’années. Aucune grande marque, dans aucun domaine, ne se permet de traiter ainsi ses clients. Mais il est vrai que dans le diabète ceux-ci sont captifs, entre les mains de trois entreprises qui se partagent le gâteau, alignent leurs tarifs, y compris sur les produits génériques ou biosimilaires. La grossièreté de Novo-Nordisk, comme celle de Sanofi, est une manifestation mineure de leur abus de position dominante.

Travaillant dans l’industrie du disque, j’ai vu des fusions de majors cassées à Bruxelles pour moins que ça. Faut-il que nous allions devant la Commission européenne?

https://www.tresiba.com

(*) : 30% de rentabilité (20% seulement pour ces gagne-petit de Sanofi), c’est près du triple de ce que promettait Bernard Madoff…

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2016 - Diabète et Méchant