Diabète et méchant

Tout espérer, ne rien attendre.

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760 MILLIARDS DE DOLLARS

En ouverture des pages santé du Figaro d’aujourd’hui. Un grand merci à Stéphany Gardier.

L’alibi du coût de la recherche et du développement, invoqué par Sanofi pour justifier ses prix, tient encore moins depuis que l’entreprise a annoncé le mois dernier l’arrêt de ses recherches dans le domaine du diabète.

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WE’VE ONLY JUST BEGUN

Merci à toutes et à tous pour votre présence ainsi qu’à ceux qui voulaient venir mais ne pouvaient pas. Cette question du prix des traitements est difficile à faire entendre en France, où les prévarications sont dissimulées par la prise en charge à 100% des ALD. Mais notre travail de longue haleine sur le sujet commence à payer, comme le montre cet article du Huffington Post :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/soutenus-par-francois-ruffin-des-diabetiques-declarent-la-guerre-a-sanofi_fr_5e15937fc5b6c7b859d2d3f0

Et celui-ci sur le site de T 1 International :

https://www.t1international.com/blog/2020/01/20/insulin4all-demonstration-outside-sanofi-paris/

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Photo Juliette de Salle.

A DEMAIN

Rendez-vous à Paris ce mercredi 8 janvier à 12h30 à l’angle de l’avenue Delcassé et de la rue La Boétie. Métro Miromesnil ou Franklin Roosevelt.

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Rassemblement #insulin4all à Paris

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Parce qu’il y a près d’un siècle, le 11 janvier 1922 à Toronto, Leonard Thompson, un adolescent diabétique de 14 ans, a été sauvé par une injection d’insuline,

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MAIN DANS LA MAIN

Merci à l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament pour cette heureuse initiative, réunissant notamment l’Apesac, Act Up, l’ONG Santé Diabète, Vacarme* et Diabète et Méchant.

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T1 International

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Il y a beaucoup de questions liées au diabète. Celle du prix des traitements n’est pas la plus mobilisatrice en France, puisque le coût prohibitif de l’insuline, des bandelettes et des pompes, est masqué par le remboursement à 100% des Affections de Longue Durée. Mais l’absence ici de rigueur tarifaire, en contribuant à l’inflation mondiale du diabète, provoque la mort injustifiable de la moitié des DT1 de la planète. C’est pourquoi nous avons rejoint la campagne #insulin4all initiée par nos amis de T1 International (www.t1international.com), qui se battent partout pour l’accès à l’insuline, et que nous représentons désormais en France sur ce sujet important.

Dans quelques jours, le 14 novembre, la journée mondiale du diabète sera, comme tous les ans, un festival d’annonces boursières et de faux espoirs. A deux ans du centenaire de l’insuline il n’est plus possible de continuer à subir ces fanfaronnades, car la manne du diabète, loin d’intensifier la recherche, la ralentit : pourquoi s’ingénier à trouver des traitements de rupture quand il suffit de sortir une nouvelle insuline modifiant légèrement la formule de la précédente?

Si vous souhaitez vous impliquer plus spécifiquement dans cette cause avec nous, écrivez-nous à contact@diabeteetmechant.org.

The Holy Economic War

Le traitement des diabètes est un marché lucratif. Les écarts de prix concernant les médicaments de première intention, tels que les insulines mais aussi la Metformine et quelques autres pour les types 2 en sont le reflet. Et cela reste, malheureusement, une cause de souffrance et décès pour nombre de diabétiques de par le monde.

Pour peu que l’on soit sensible à la question, ou intéressé par celle-ci, on entend régulièrement parler des affrontement et prises de position des trois grands producteurs d’insuline que sont Eli Lilly, Novo Nordisk et Sanofi. Parfois, même, nous avons tendance à penser que seulement ces trois-là existent.

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CE N’EST QU’UN DÉBUT

Le Figaro, 11 avril 2019

Le Figaro, 11 avril 2019

Si nous fustigeons fréquemment et à juste titre Sanofi ici, nous ne pouvons que nous réjouir de la décision du groupe de proposer aux Etats-Unis un prix unique de 99 dollars pour les patients non assurés. Certes ce forfait, qui comprend jusqu’à dix flacons ou 10 boites de stylos injecteurs, obligera à n’utiliser que des produits de la marque, et il répond à la baisse opérée par Eli Lilly and Company le mois dernier* ainsi qu’à l’écœurement suscité par le prix criminel de l’insuline, mais il va dans le bon sens.
 
Comme nous le suggérons ici depuis des années, les industriels doivent réaliser qu’il est de leur propre intérêt de baisser bien plus encore le prix injustifié de cette hormone (découverte il y a près d’un siècle) dans tous les pays du monde, comme ils l’ont fait dans les années 90 avec les trithérapies : les diabétiques qui meurent aujourd’hui en nombre par leur faute, en Afrique, au Venezuela ou ailleurs, ne consommeront jamais leurs produits.
 
(*) : ce qui confirme l’entente tacite sur les prix des trois fabricants mondiaux (Novo ne devrait pas tarder à s’aligner…).

LA TRESIBA RATTRAPE SON RETARD

Est-ce pour fêTresibater l’anniversaire de l’élection présidentielle? Le 7 mai la Tresiba,  l’insuline vraiment lente de Novo, sera enfin commercialisée et remboursée en France*. Elle l’était un peu partout en Europe sauf ici, grâce à une évaluation fallacieuse de la HAS** et même de l’excellente revue Prescrire***, qui trouvaient qu’elle ne diminuait pas… les hypoglycémies. Novo avait demandé un prix de remboursement similaire à la Lantus de 2000, et il leur avait été proposé celui de la NPH de 1950, façon polie de leur signifier la prééminence de Sanofi. Un terrain

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DÉPÉNALISATION DE L’INSULINE

Article impeccable d’Eric Favereau dans Libération d’aujourd’hui :

http://www.liberation.fr/planete/2017/11/14/l-insuline-chere-fait-payer-un-lourd-tribut-aux-diabetiques_1610113

L’insuline chère fait payer un lourd tribut aux diabétiques

— 14 novembre 2017 à 21:16favereau

Le 14 novembre, date de la Journée mondiale contre le diabète, est aussi le jour de la naissance de Frederick Banting, considéré comme le découvreur de l’insuline. Et depuis quelques années, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’alarme sur la progression inquiétante de cette maladie chronique grave, qui fonctionne un peu comme le miroir déformant des dérèglements dans nos modes de vie.
Les chiffres sont impressionnants. En 2016, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) faisait état de plus de 420 millions de diabétiques à travers le monde, près de quatre fois plus qu’en 1980. Et, plus symptomatique, leur nombre a augmenté bien plus rapidement dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires.
Les conséquences de la maladie sont connues et terriblement lourdes : les diabétiques peuvent souffrir de cécité, d’insuffisance rénale, d’accidents vasculaires cérébraux, d’accidents cardiaques et parfois même subir une amputation des membres inférieurs. En 2015, l’OMS estimait que 1,6 million de décès étaient directement dus au diabète qui, en 2030, sera la septième cause de mortalité dans le monde…

Et pourtant, il y a un traitement. Mais pour qui ? Bertrand Burgalat – producteur, musicien et lui-même diabétique – en a fait son combat. Il y a deux ans, il publiait un livre aux allures de pamphlet, Diabétiquement vôtre (éditions Calmann-Lévy), dans lequel il dénonçait l’incroyable immobilisme dans la prise en charge de cette maladie. Au passage, il pointait la rente de situation des grandes firmes pharmaceutiques sur l’insuline, «vendue à des prix exorbitants», en tout cas «inaccessibles pour les pays pauvres».
Cela fait pourtant presque cent ans qu’un étudiant canadien a reçu la première injection de cette hormone qui lui sauva la vie. Et l’on ne peut que s’étonner en constatant que l’insuline continue d’être «sur la liste des dix liquides les plus chers au monde», «et sans aucune version générique».

Finaudes, les firmes qui la commercialisent font d’infimes changements dans les formules existantes pour maintenir leur tarif à la hausse et rendre difficile la possibilité d’un générique. «Aujourd’hui, trois sociétés commercialisent l’insuline et se partagent un marché mondial de 30 milliards d’euros, rappelle Bertrand Burgalat dans une tribune parue lundi dans le Figaro. En raison de la politique tarifaire de ces trois groupes et de leurs ententes, cette hormone est devenue inabordable pour la plupart des malades dans le monde.» Un exemple ? Dans la revue The Lancet, une étude s’est attardée sur 26 pays d’Afrique subsaharienne. Elle révèle que l’insuline n’est disponible, dans le service public, que dans 30 % des pays, «avec un prix qui est prohibitif». Aux Etats-Unis, les trois firmes – Novo Nordisk, Sanofi et Eli Lilly – sont visées par une plainte collective de patients les accusant d’entente illicite.

Éric Favereau

 

 

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2016 - Diabète et Méchant