Diabète et méchant

Tout espérer, ne rien attendre.

27ème Rencontre du 1er Type avec Brigitte Ballandras

unnamedNotre 27ème Rencontre du 1er type Île-de-France aura lieu dimanche 31 mars, de 15h à 17h, au Mila, 2 rue André Messager 75018 Paris (Métro 4 : Simplon ou Porte de Clignancourt – Métro 12 : Jules Joffrin).

Pour cette réunion, nous aurons le plaisir* d’accueillir Brigitte Ballandras, psychologue clinicienne et présidente de l’association Affects et Aliments**, qui nous parlera des troubles du comportement alimentaire en relation avec le DT1 et nous fera profiter de son expérience et de ses connaissances sur ce sujet.

Inscriptions à contact@diabeteetmechant.org.

(*) : merci Aurélien Chaboche.

(**) : alimental.fr

LE VERTIGE ET LE VIDE

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Dans le Figaro de vendredi. Aucune des pistes grandioses annoncées pour le DT1 n’est une nouveauté, et les éléments de langage (« acteur responsable ») sont déjà rabâchés depuis longtemps par les domestiques du LEEM comme Gérard Raymond et l’AFD. On comprend en revanche que l’accompagnement, ce “disease management“ cher aux pantoufleurs de la santé publique comme Frédéric Van Roekeghem, va encore prospérer au détriment des comptes publics, malgré l’indigence de Sophia ou Mydiabby.

Ne soyons pas accablés par cette énième annonce mensongère de « progrès vertigineux » qui n’en sont pas pour le diabète* : ce n’est pas le LEEM qui a inventé l’insuline, et les avancées pharmaceutiques sérieuses ne sont jamais claironnées à l’avance. Aucune découverte depuis celle de 1922 (due à la ténacité de Banting, héros de guerre et chirurgien orthopédique au chômage) n’est venue de la diabétologie, c’est même malgré cette médecine de congrès que le diabète sera vaincu, grâce aux progrès accomplis dans d’autres disciplines moins paresseuses.

Le rapport complet est ici (merci Maxime Dalle) : https://en.calameo.com/read/00204928446a3c3ad79b5?page=5&view=book&fbclid=IwAR0yft_GDkg7LsPlywv_57EeTjfsjjdERpt20OL0ANZPEvy2QCFv5jbrjwY

(*) : le « pancréas artificiel » restera une pompe connectée, au moins tant que l’insuline “rapide“ mettra des heures à agir.

HOMMAGE EN HUMOUR !

DT1 – INFORMATIONS POUR LES PROCHES

J’ai rédigé la fiche suivante pour la distribuer à mes proches : famille, amis, collègues… N’hésitez pas à l’utiliser également si vous le souhaitez.

Elle est téléchargeable ici :
http://diabeteetmechant.org/wp-content/uploads/2019/03/INFO-PROCHES-DT1.pdf

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DÉLIRE GÉNÉRAL AUTOUR DU BÊTA HYDROXYBUTYRATE

Délire général !!!

Une étude de l’INSERM portant sur des travaux concernant les corps cétoniques vient d’être publiée dans Science Report (impact factor 4,122).

En voici le résumé en traduction automatique :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30679586

« Le butyrate et le R-β-hydroxybutyrate sont deux acides gras à chaîne courte apparentés que l’on trouve naturellement chez les mammifères. Le butyrate, produit par les bactéries butyriques entériques, est présent à des concentrations millimolaires dans le tractus gastro-intestinal et à des concentrations plus faibles dans le sang; Le R-β-hydroxybutyrate, le principal corps cétonique produit par le foie lors du jeûne, peut atteindre des concentrations millimolaires dans la circulation. Les deux molécules se sont révélées être des inhibiteurs de l’histone désacétylase (HDAC), et leur administration a été associée à un profil métabolique amélioré et à un meilleur statut oxydant cellulaire, le butyrate induisant l’oxydation de PGC1α et des acides gras et le R-β-hydroxybutyrate régulant positivement les facteurs de résistance au stress oxydatif FOXO3A et MT2 dans le rein de souris. En raison de la similitude chimique et fonctionnelle entre les deux molécules, nous avons comparé ici leur impact sur plusieurs types de cellules, en évaluant i) les niveaux d’acétylation et d’hydroxybutyrylation d’histones par immunoempreinte, ii) la régulation transcriptionnelle de gènes métaboliques et inflammatoires par PCR quantitative et iii) les profils de sécrétion de cytokines par analyse de profils de protéome. Nous confirmons que le butyrate est un puissant inhibiteur des HDAC, une caractéristique que nous n’avons pas pu identifier dans le R-β-hydroxybutyrate in vivo ni in vitro. Le butyrate a eu un impact considérable sur la transcription des gènes dans les myotubes de rat, en régulant positivement PGC1α, CPT1b, les sirtuines mitochondriales (SIRT3-5) et les gènes anti-oxydants mitochondriaux SOD2 et catalase. Dans les cellules endothéliales, le butyrate supprime l’expression génique et la sécrétion de plusieurs gènes pro-inflammatoires induite par le LPS, tandis que le R-β-hydroxybutyrate agit comme une molécule légèrement pro-inflammatoire. Nos observations indiquent que le butyrate induit des modifications transcriptionnelles plus importantes que le R-β-hydroxybutyrate dans les myotubes et les cellules endothéliales de rat, conformément à son activité inhibitrice des HDAC. En outre, contrairement aux rapports antérieurs, le R-β-hydroxybutyrate, tout en induisant la β-hydroxybutyrylation de l’histone, ne présentait pas d’activité inhibitrice de HDAC facilement détectable et exerçait une légère action pro-inflammatoire sur les cellules endothéliales. »

C’est une belle étude, sur le rat. C’est de la science de labo ! Bien sûr l’approche est réductionniste : on étudie des chaines de réactions biochimiques associées à un élément pris isolément.

Ce qui est plus amusant, c’est de retrouver cette étude comme support pour un reportage santé dans télématin, où un « expert » (sans aucune déclaration d’intérêts, comme toujours à la télé), utilise cette étude pour décourager de suivre un régime cétogène. Le bêta hydroxybutyrate donnerait de l’inflammation, donc des maladies cardio-vasculaires et des cancers ! Quel raccourci !!!

Et bien sûr, l’Association Française des Diabétiques a également twitté le lien de cet article en parlant de controverse sur les régimes cétogènes.

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QUAND LA ROUTE PARAÎT TROP LONGUE

Illustration de FranzTout récit aurait un début et, parfois, une fin. C’est ce qu’on apprend et observe sur de (trop ?) nombreux écrans. On nous apprend ensuite et aussi que le début est au passé.

Il faut que je vous fasse une confidence : j’ai hésité à suivre machinalement cette règle. En fait, voyez-vous, le fait est que, même sans DeLorean nucléaire, le voyage dans le temps existe.

Sauf que l’on nomme cela communément « mémoire ». Et, trop souvent, on aimerait la voir fonctionner comme celle d’un ordinateur.

Eté 2018 – Un présent comme d’autres jours

Examen de routine à l’hôpital de Tulle, cela fait cinq ans que je n’y ai mis les pieds et probablement plus d’un an que je n’ai vu aucun médecin. Juste besoin d’un certificat que pour des raisons pratiques mais surtout personnelles je préfère aller chercher là.

Sans doute aussi un besoin d’humanité loin des usines médicales urbaines. Rien de spécial sous le soleil de juin, un médecin que je connais depuis plus de vingt ans m’attends et me rédige le dit certificat. Le temps le presse mais il le prend tout de même, il m’explique qu’un nouveau dispositif pourrait me faciliter la vie et est pris en charge depuis le printemps. Il semble surpris, à moitié me connaissant, que je n’en sache rien.

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Autour d’un verre, DT1, parents, proches, timides et autres n’hésitez pas à venir …

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Animal de compagnie

De la Russie, il n’y a qu’une chose que je connais très bien, que je pratique régulièrement : ses montagnes. C’est d’ailleurs plutôt ma glycémie qui les pratique.

J’utilise un Freestyle Libre et je scanne souvent mon capteur pour tenter de contrôler, du moins de suivre, ces montées et descentes incessantes. Une moyenne de 25 scans par jour (sur 30 jours), c’est beaucoup…

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… mais pas assez pour empêcher les surprises… surtout celles en dessous de 40mg/dl. Et la nuit, le nombre de scans diminuant, le nombre de surprises augmente.

Pour éviter cela, j’ai recherché quelque chose qui m’aide à suivre ma glycémie, qui me prévienne avant les plongeons. J’ai recherché du côté de Medtronic mais c’est cher et rarement remboursé. J’errais de sites en sites sans rien trouver, j’en venais à me demander si un animal de compagnie ne pourrait pas me venir en aide.

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26ème Rencontre du 1er Type avec Elisabeth Quin : regards croisés sur la médecine et la maladie

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Dimanche 17 février à 15h, nous aurons le plaisir de recevoir Elisabeth Quin, qui vient de signer chez Grasset un très beau récit, La nuit se lève (https://www.grasset.fr/la-nuit-se-leve-9782246856108). Voyage médical et métaphysique, ce témoignage sur le deuil de la vision rejoint beaucoup de nos préoccupations et de nos expériences.
 
 
Renseignements et inscriptions à contact@diabeteetmechant.org. Notre réunion se tiendra 2, rue André Messager à Paris 18, métro Jules Joffrin ou Porte de Clignancourt, grâce à l’hospitalité du MILA.
 
Comme d’habitude, diabétiques de tout acabit, proches, mauvais malades et timides sont les bienvenus.

NO SUGAR (à voir sur le net)

NO SUGAR

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