Pour ce
lles et ceux qui sont en région parisienne, nous nous retrouverons samedi 28 janvier à 15h (et non dimanche 29, comme initialement annoncé) au Rouquet, 188 bd Saint-Germain (à l’angle de la rue des Saints-Pères). Diabétiques modèles ou en rupture de ban, parents, proches, vous êtes tous bienvenus.
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Un grand merci à Sébastien Lacombe d’avoir attiré notre attention sur cet excellent blog d’outre-Atlantique : http://cureresearch4type1diabetes.blogspot.fr
Son auteur, Joshua Levy, suit et décortique depuis 2008 l’actualité de la recherche concernant les essais cliniques sur l’homme de traitements visant à guérir le diabète de type 1.
Ce travail est précieux, notamment par la mise en contexte qu’il opère des annonces triomphalistes faisant régulièrement les « gros titres ».

C’était le 11 janvier 1922. A l’université de Toronto, Frederick Banting, James Collip, Charles Best et John Macleod administraient au jeune Leonard Thompson la première injection d’insuline victorieuse. Pour la première fois, un diabétique était sauvé et pouvait échapper à une issue que des régimes de famine ne retardaient que de quelques semaines*.
Près d’un siècle plus tard, dans une grande partie du monde, les diabétiques dans notre genre continuent de mourir dans de grandes souffrances, faute d’accès à cette merveilleuse invention, les trois laboratoires qui la contrôlent désormais en ayant démultiplié le prix. Partout ailleurs, cette maladie gangrène les systèmes de santé.
Voilà pourquoi ce 11 janvier est la date que nous avons choisie pour nous unir et fonder une association nouvelle, INSULA. Cette structure n’a pas vocation à guerroyer contre les institutions établies mais à soutenir toutes les initiatives visant à guérir le diabète, à lutter contre les inexactitudes et les idées reçues, à promouvoir une information et des échanges sans infantilisation ni arrières-pensées **. Parce que nous sommes innocents, mais nous ne sommes pas des innocents.
A bientôt, donc, et haut les coeurs.
(*) : ainsi Thompson ne pesait plus que 20 kilos le 11 janvier au matin.
(**) : vous pouvez d’ores et déjà nous écrire à contact@insuladiabetes.org. A Paris, nos réunions ont lieu le dernier dimanche de chaque mois de 15h à 17h. La prochaine est fixée au 29 janvier au Rouquet, 188 boulevard Saint Germain.
Il a été question récemment dans les médias (et sur notre site) d’une découverte faite par Patrick Collombat et son équipe de l’Institut de biologie Valrose, rattachée à l’Inserm.
Voici résumé en quelques mots ce que dit à ce sujet le site de l’Inserm : le GABA (ou acide gamma-aminobutyrique) induirait la transformation des cellules alpha du pancréas, productrices de glucagon (hyperglycémiant), en cellules bêta, productrices d’insuline (hypoglycémiante) ; cette observation se vérifierait in vivo chez la souris, in vitro sur les îlots de Langerhans humains mis en culture en présence de GABA, ainsi que sur les îlots de Langerhans humains transplantés chez des souris recevant ensuite une supplémentation alimentaire quotidienne en GABA.
Nous voici fin 2016 dans le même état qu’il y a un an : lecture flash du glucose toujours pas démocratisée, traitements inutiles remboursés, traitements utiles payés trop cher, forcing sans nuance sur les pompes, annonces scientifico-boursières sans lendemain, inexactitudes en pagaille, absence d’informations et d’interlocuteurs dénués d’arrières pensées.

Texte écrit pour le programme de la 21ème Journée Romande du Diabète, École Polytechnique de Lausanne, 26 novembre 2016.
Il est remarquable que la Fondation pour la Recherche sur le Diabète ait choisi d’aborder ce thème. De toutes les complications du diabète de type 1, le déni est la plus fréquente, et c’est celle qui survient le plus rap
idement. Si la notion d’acceptation de la maladie peut nous paraitre bien vague (on peut ne pas accepter qu’une météorite tombe dans notre jardin, mais les conséquences risquent d’être limitées), celle de déni est une réalité, et une tentation à laquelle beaucoup de diabétiques sont exposés, à un moment ou un autre de leur parcours.
Ce déni a deux sources principales. La première est le découragement. La dureté et la complexité de notre traitement sont souvent minimisées (« ça se soigne très bien maintenant ») tout en étant assorties de menaces, d’ultimatums et de culpabilisation en cas d’échec. Pour le patient, diabétique insulinodépendant, l’enfer est pavé de bonnes intentions (« est-ce que vous êtes équilibré? », « tu as fait tes analyses? »). Des modèles irréalistes, les récits féériques de patients imaginaires, la fiction de la perfection nous accablent. Nous essayons de faire coïncider au mieux plusieurs courbes, celles des aliments que nous ingérons, du métabolisme, de ce qui reste dans notre organisme des sucres de lenteur diverse précédemment absorbés, et la durée d’action de l’insuline. Cela n’a rien de facile, même pour les praticiens les plus chevronnés. Tout diabète de type 1 est instable et aucune machine, aussi intelligente soit-elle, n’est encore parvenue à la perfection d’un pancréas. Il y a des témoignages positifs qui encouragent et stimulent, d’autres qui nous accablent et nous font sombrer.
La deuxième source de déni est, paradoxalement, le désir de s’intégrer dans la société. Un diabétique qui se soigne est plus voyant, il fait plus souvent des piqûres, des analyses, et aussi des hypoglycémies, puisqu’il ne baigne plus dans un halo de sucre et d’acétone. Il peut même, de ce fait, se montrer plus irascible. Il demande des changements de garniture, ne boit pas comme les autres. Négliger ce diabète-là, encore si mal compris, évite de l’infliger aux autres.
Le DT1 ne ressemble à aucune autre maladie car les responsabilités opérationnelles décisives dans le traitement sont entre les mains du patient, y compris l’enfant. Le spectre de complications gravissimes et de perspectives épouvantables, l’abattement, lorsque nos efforts et notre conduite vertueuse ne sont pas couronnés de succès, peuvent nous conduire à faire comme si on n’était pas diabétique, comme si le diabète n’était pas là. Rarement en arrêtant brutalement le traitement, car nous savons que l’acidocétose nous conduirait immédiatement aux urgences, mais en cessant de l’adapter aux circonstances. L’impact est dévastateur, en particulier à l’adolescence, âge propice aux transgressions et au donjuanisme de la mort.

Cette fuite en avant peut être arrêtée. Les progrès de l’équipement, des appareils de mesure comme des insulines, y contribuent. Ainsi l’apparition récente de capteurs de glucose permettant non seulement de connaitre sans douleur notre taux de sucre mais de mieux comprendre ses variations est un formidable encouragement à la sagesse. L’émergence d’insulines plus lentes et plus rapides cernant au plus près ces variations glycémiques va également dans ce sens. Mais le déni ne peut être vaincu sans un discours digne, respectueux et conquérant. Nous devons lutter contre la pédagogie noire, les inexactitudes, et le déni de la spécificité du diabète de type 1, y compris, lorsque c’est encore nécessaire, par une éducation thérapeutique du soignant.
http://presse.inserm.fr/une-molecule-pour-regenerer-les-cellules-produisant-de-linsuline-chez-les-diabetiques/25908/
Caramba, e
ncore raté! Comme nous l’avions prévu, la réunion pâtissière de dimanche* était une arnaque. Leur stratagème ayant été dévoilé, les organisateurs (le fabricant de pompes à insuline Ypsomed**) ont annulé sans prévenir les diabétiques qui s’étaient déplacés de province pour y assister. Trop classe.
Quoiqu’il en soit, leur pétard mouillé nous a donné l’occasion d’organiser notre première rencontre du 1er type (et d’autres diabètes « particuliers » puisque le MODY était également représenté). Nous vous tiendrons

À 16 ans, quand j’ai appris que j’étais diabétique insulino-dépendante, on m’a dit que ce n’était pas grave, que le traitement deviendrait vite une habitude, un rituel comme se laver les dents. Je n’étais pas malade, j’allais corriger cette déficience comme on porte des lunettes et ma vie serait inchangée.
Quel mensonge ! J’ai contribué à ce mensonge pendant des années, en minimisant toutes les difficultés qu’implique le diabète, en rassurant les gens autour de moi ou en cachant tout simplement ma maladie.
J’avais commencé ce travail il y a quelques années dans la perspective d’offrir un
Merci à Tania Chytil et Marc Allgöwer pour leur exposé rigoureux et leur présentation sans concessions, en direct du JT de la Radio Télévision Suisse aujourd’hui.



Frédérique Georges-Pichot
Anne Durand
Juliette de Salle


















